Comprendre ce que l'administration attend de vous
Des guides vérifiés, avec leurs sources officielles, pour les questions qui reviennent après la création : impôts, cotisations, échéances, banque.
Créer et domicilier votre entreprise en Algérie depuis l'étranger, à distance via WhatsAppVous pouvez préparer presque toute la création de votre entreprise depuis l'étranger : échanges sur WhatsApp, envoi de vos pièces scannées, remplissage des formulaires, suivi des dépôts. Les actes qui exigent votre signature, en particulier chez le notaire, se règlent soit lors d'un séjour en Algérie, soit par une procuration donnée à une personne de confiance, établie au consulat d'Algérie ou devant un notaire. Pour le siège, une domiciliation à Dely Brahim (Alger) vous donne une adresse officielle en Algérie pour 6 000 DA par mois.
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Impôts et déclarations
Faire évoluer sa société
Modèles de documents
Statuts, procès-verbaux, contrats de travail, procuration : copiez, imprimez ou téléchargez le texte, remplacez les champs entre crochets, puis faites-le valider.
On en parle sur WhatsApp ?
Décrivez votre situation en quelques lignes. On répond du dimanche au jeudi, de 9h à 17h.
Cotisations et salariés
CASNOS ou CNAS : qui cotise où quand on crée son entreprise en Algérie ?
La CASNOS couvre ceux qui travaillent pour leur propre compte : commerçant ou artisan en nom propre, profession libérale, associé unique gérant d'une EURL, gérant associé majoritaire d'une SARL. La CNAS couvre les salariés, ainsi que les dirigeants rémunérés qui ne sont pas majoritaires (gérant minoritaire, gérant non associé). Le non-salarié paie lui-même 15 % de son revenu déclaré, au minimum 43 200 DA en 2026 ; pour un salarié, l'employeur verse 34,5 % du salaire, dont 9 % retenus sur la paie.
Embaucher son premier salarié en Algérie : contrat, CNAS, cotisations et IRG
Pour embaucher votre premier salarié, signez avec lui un contrat de travail écrit (le CDI est la règle, la loi n° 90-11 ne permet le CDD que dans cinq cas), déclarez votre activité d'employeur à la CNAS et affiliez le salarié dans les 10 jours qui suivent son embauche. Ensuite, chaque trimestre (ou chaque mois au-delà de 10 salariés), vous versez à la CNAS 34,5 % du salaire, dont 9 % retenus sur la paie, et vous reversez aux impôts l'IRG retenu sur le salaire avec la G n°50 (ou la G n°50 ter si vous êtes à l'IFU).
Embaucher un salarié étranger en Algérie : permis de travail, autorisation temporaire et séjour
Pour employer un salarié étranger, l'employeur demande pour lui un permis de travail aux services de l'emploi de la wilaya, avant toute embauche. La loi n° 81-10 du 11 juillet 1981 ne l'accorde que pour un poste qu'aucun travailleur algérien ne peut occuper, à un étranger qualifié au moins au niveau de technicien. Le permis vaut 2 ans au plus, pour un poste et un employeur précis, et donne lieu à un droit de timbre de 20 000 DA ; une mission de 3 mois au plus relève de l'autorisation de travail temporaire.
Fin du contrat de travail en Algérie : démission, licenciement, retraite et documents à remettre
Un contrat de travail prend fin dans l'un des neuf cas listés par l'article 66 de la loi n° 90-11 : terme d'un CDD, démission, licenciement, compression d'effectifs, retraite, cessation d'activité de l'entreprise, incapacité totale de travail, décès ou nullité du contrat. Dans tous les cas, vous remettez au salarié un certificat de travail (art. 67), vous lui payez ce qui lui reste dû, dont ses congés non pris, et vous déclarez sa sortie à la CNAS. Un licenciement pour faute grave exige une notification écrite et l'audition du salarié (art. 73-2) : sans cette procédure, le tribunal l'annule.